
Le 13 octobre 2026, point d’orgue de la Journée nationale de la résilience, invite à interroger la capacité de nos infrastructures à faire face aux crises. Pour les Datacenters, cette question prend une résonance particulière : alors que l’examen du projet de loi « Résilience », qui doit notamment transposer la directive NIS 2 en France, vient d’être retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, les enjeux de continuité d’activité restent bien présents. JERLAURE donne son point de vue sur une conviction de terrain : la résilience d’un Datacenter se prépare dès sa conception.
La résilience des infrastructures numériques au cœur du débat réglementaire européen
Depuis plusieurs années, la résilience des infrastructures critiques s’impose dans les agendas politiques et industriels européens. Les Datacenters, longtemps perçus comme des actifs purement techniques, occupent désormais une place centrale dans cette réflexion. Ils soutiennent la continuité d’activité des organisations, tout en étant exposés à des incidents d’origine cyber, physique ou environnementale.
La directive européenne NIS 2 renforce le cadre de gestion des risques et place la sécurité des infrastructures numériques au niveau de la gouvernance. Son examen parlementaire reporté en France ne fait pas disparaître les risques opérationnels ni les engagements de disponibilité pris auprès des clients.
Pour les maîtres d’ouvrage et les exploitants, l’enjeu dépasse donc le calendrier réglementaire : il s’agit de concevoir, construire et faire évoluer des Datacenters capables de maintenir les services critiques en situation dégradée.
NIS 2 en France : un examen reporté, des risques à anticiper
Le 6 octobre 2026, l’examen du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité a été retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Ce nouveau report remet en lumière les difficultés de transposition de NIS 2 en droit français.
Gestion des risques, gouvernance, notification des incidents, sécurité de la chaîne d’approvisionnement : la directive dessine un cadre que les acteurs concernés ont intérêt à anticiper. Pour un opérateur de Datacenter, cette préparation implique notamment d’examiner les dépendances aux prestataires critiques, les contrats de maintenance et les engagements de continuité de service.
Le dossier JERLAURE revient sur ces enjeux et leur articulation avec la résilience de l’infrastructure physique.
Concevoir un Datacenter résilient : les choix qui engagent la continuité d’activité
La résilience d’un Datacenter ne repose pas uniquement sur la cybersécurité. Redondance électrique, refroidissement, séparation des cheminements techniques et sécurité physique contribuent à sa capacité à maintenir les activités critiques.
Ces choix doivent être cohérents avec les objectifs de disponibilité définis dès le programme. Une fois le bâtiment livré, certaines évolutions peuvent nécessiter des travaux lourds, coûteux et difficiles à réaliser sans perturber l’exploitation.
Dans une construction neuve comme dans une réhabilitation, anticiper ces contraintes permet d’aligner les investissements avec les besoins réels de continuité d’activité. Le dossier détaille pourquoi la conception physique constitue un levier stratégique de résilience.

Découvrez l’analyse de JERLAURE sur les enjeux de NIS 2, la responsabilité des dirigeants et les choix de conception qui contribuent à la résilience d’un Datacenter.